L’attaque à l’arme blanche perpétrée jeudi soir à Schaerbeek à l’encontre de deux agents en service par un homme connu des forces de l’ordre pour sa radicalisation et qui figure sur la liste de l’Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace (OCAM) a endeuillé les services de police belge. L’un des deux agents - Thomas, un policier d’origine liégeoise âgé de 29 ans - est en effet décédé de ses blessures jeudi soir. Vendredi soir, ses collègues ont tenu à lui rendre hommage, à Bruxelles (photo) mais aussi à Liège.
Les zones de police Polbru et Midi se sont réunies Place Poelaert à 19h15, l'heure de l’attaque survenue la veille, et ont observé une minute de silence devant un commissariat rue de Brabant, avec l’appui de sirènes et de gyrophares. Une centaine de policiers se sont ensuite rendus au pied du palais de justice de Bruxelles, en tournant le dos au bâtiment.
Un geste symbolique puisque nombre d’agents considèrent que le drame aurait pu être évité si la justice avait agi différemment. Le suspect s’était en effet présenté jeudi matin à un commissariat pour demander une prise en charge psychiatrique parce qu’il ressentait de la haine pour la police et menaçait de s’en prendre à des agents. Il a été conduit par des agents à l’hôpital Saint-Luc à Bruxelles, selon un protocole prescrit, d’où il est cependant ressorti dans l’après-midi.
L’enquête devra encore révéler la chronologie exacte des faits et si des manquements sont à déplorer. Le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, souligne qu’il faut attendre les résultats de l’enquête, alors qu’un syndicat de police réclame sa démission. Le ministre souligne qu’un "tolérance zéro" est appliquée depuis deux ans pour des faits de violence à l’encontre de la police.


