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Des moyens supplémentaires pour aider les condamnés souffrant de troubles psychiques

La ministre flamande de la Justice, Zuhal Demir, consacrera plus de 5,4 millions d’euros à l’accompagnement de personnes condamnées qui sont considérées comme "intraitables" parce qu’elles ne reçoivent pas une aide adéquate. Il s’agit essentiellement de personnes qui éprouvent divers problèmes d’ordre psychique qui ne sont pas intraitables en soi, mais qui ne trouvent pas d’aide adaptée dans ce qui leur est proposé.

Anne François
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Un nombre assez élevé de personnes condamnées en justice souffrent de problèmes tels qu’une déficience mentale, une addiction, des troubles de l’attention ou du développement. Le juge prescrit en général un traitement de ce problème ou la recherche d’un accompagnement approprié. Mais trop souvent les traitements existants ne sont pas suffisants ou les condamnés ne sont pas admis dans une structure de soins en raison de la complexité de leur cas.

"Il s’agit souvent de délinquants sexuels qui ont un retard mental et des problèmes psychiatriques, ou d’une situation de violence domestique, où l’agressivité est liée à un problème de dépendance à l’alcool ou aux stupéfiants. Ce sont des gens qui doivent tout simplement être traités", explique la ministre Zuhal Demir. "En libérant des moyens financiers supplémentaires, nous voulons rendre possible des aides sur mesure pour toutes les personnes condamnées. Sinon elles finissent dans un cercle vicieux. Leur vie devient une série de faits criminels et de condamnations. Il faut justement aider ces personnes à sortir de la spirale criminelle dans laquelle elles sont coincées".

Un projet sera lancé, qui doit permettre d’élaborer une palette de soins adaptés à ce groupe de condamnés. La ministre flamande de la Justice envisage ainsi une collaboration entre un assistant de justice, la personne condamnée et un service spécialisé qui l’accompagne. Les organisations actives dans le secteur de la santé mentale et du bien-être seront appelées à s’organiser et collaborer.

Dès janvier 2023, une somme de 1.354.250 euros sera prévue annuellement pour ces projets sur mesure, pendant une période de quatre ans. Grâce à ces moyens financiers supplémentaires, les organisations de soins pourront engager du personnel spécialisé pour s’occuper des personnes condamnées souffrant de problèmes psychiques.

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