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Le tourisme mémoriel reprend vie dans le Westhoek, mais les Britanniques restent discrets

Au terme de deux années marquées par l’épidémie de coronavirus, le tourisme de mémoire reprend lentement de l’ampleur. C’est ce qui ressort des chiffres de l’Office du tourisme de Flandre occidentale, Westtoer. Par rapport à l’année 2021, le tourisme mémoriel lié essentiellement à la Première Guerre mondiale dans le Westhoek a augmenté de 26% cette année. Mais les chiffres n’égalent toujours pas ceux de 2019, l’année qui a précédé la pandémie.

Anne François
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"En plus des Flamands, les Néerlandais et les Britanniques retrouvent aussi le chemin des cimetières où sont enterrés des soldats et des monuments commémoratifs de la Grande Guerre", constate Peter Slosse de l’office du tourisme d’Ypres (Flandre occidentale). Mais le tourisme mémoriel ne se remet que lentement de la crise sanitaire.

Valérie Heyman de Westtoer constate que les Flamands viennent en plus grand nombre qu’avant l’épidémie de coronavirus dans les sites liés à la Première Guerre mondiale. "Ce qui est très positif. Par contre, les Britanniques sont plus lents à revenir dans le Westhoek. Alors qu’ils représentaient 33% des touristes avant l’épidémie, ce pourcentage ne dépasse pas 17% actuellement. Donc environ la moitié par rapport à 2019".

Peter Slosse estime que les Britanniques souffrent encore davantage que les Belges de la crise économique, ce qui explique qu’ils ne reviennent pas encore en masse dans le Westhoek.

En 2019, le Westhoek avait accueilli 415.800 touristes de la mémoire. Il s’agissait de touristes d’un jour, mais aussi de touristes qui restaient plusieurs jours dans la région pour faire des excursions dans des lieux liés à la Première Guerre mondiale. En 2019, quelque 41% des visiteurs étaient originaires de Belgique, 33% de Grande-Bretagne et 10% des Pays-Bas.

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