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La pénurie de "kots" d’étudiants à Gand fait flamber les prix : de 800 à 1.000 euros par mois

Le conseil étudiants de Gand plaide en faveur d'une obligation de 80 % minimum de chambres de base lors de la construction de nouveaux grands immeubles de logements étudiants. Le conseil estime que c'est le seul moyen de résoudre le problème de la pénurie de kot à long terme. "Les prix montent en flèche, du coup les études deviennent tout simplement inabordables pour certaines personnes".

Eric Steffens
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Selon les chiffres de la ville, il y a à Gand une pénurie de 10 000 chambres d'étudiants. Cela se traduit par une forte demande et des loyers très élevés. Trouver un kot abordable est un véritable défi pour de nombreux jeunes chaque année. "Il y a maintenant des prix de kot de 800 à 1 000 euros par mois. Or pour ce montant, dans d’autres villes, vous pouvez louer toute une maison", explique Nele Van Hoyweghen du conseil étudiants. Dans un nouvel avis, le Conseil demande des mesures pour lutter contre ces loyers élevés.

Augmenter l’offre de kots basiques

La principale demande du conseil étudiants est d'augmenter de manière significative le nombre de chambres de base dans les nouvelles grands immeubles d'étudiants. Une telle chambre fait au moins 12 mètres carrés et dispose d'équipements communs. La ville de Gand exige désormais que, dans les nouveaux projets de construction, 20 % des chambres soient des chambres de base. "Ce pourcentage devrait être porté à 80 %", affirme Nele Vanhoyweghen. "Ce n'est qu'à cette condition que vous pourrez fournir suffisamment de chambres de haute qualité dans un espace limité et à un prix acceptable."

"Pour certains jeunes, notamment ceux originaires de Flandre occidentale ou du Limbourg, un kot abordable fait la différence entre étudier ou non", affirme le conseil. "Nous tirons aujourd'hui la sonnette d'alarme pour éviter que l'enseignement supérieur ne redevienne une affaire d'élite, simplement parce qu'une partie de la population ne peut plus se payer un kot", explique encore Nele Vanhoyweghen. 

Le conseil fait référence aux foyers de l'Université de Gand où il y a des chambres de base depuis bien plus longtemps. "Ils font comme ça là-bas depuis près de 60 ans et cela fonctionne bien. L'exploitation se déroule bien et il est même possible de faire des bénéfices."

Créer des villages d'étudiants à l'extérieur de Gand

Une autre proposition du conseil étudiants s'adresse aux villes et villages autour de Gand. "Là aussi, il faudrait envisager de construire des villages d'étudiants plus grands où de nombreux étudiants pourraient vivre ensemble dans des kots. Il pourrait s'agir d'une solution durable, surtout s'il existe de bonnes liaisons entre les campus de Gand et les autres", explique Nele Vanhoyweghen. 

Le conseil communal examine la vaste périphérie de Gand afin d'alléger la pression qui pèse sur le centre-ville et le marché du logement ordinaire.

Intéressant aussi pour les investisseurs

Le conseil fait valoir que les promoteurs de maisons d'étudiants peuvent également se rallier à cet avis. "Plus de chambres dans un espace limité signifie que plus de personnes peuvent y vivre aussi. Les loyers peuvent être plus bas, mais le chiffre plus élevé signifie que le revenu est tout aussi élevé. Nous constatons que certains investisseurs sont réticents à partager des espaces qui doivent être entretenus. Il existe là aussi des solutions qui ne doivent pas coûter très cher."

Le conseil étudiants veut mettre ses propositions sur la table avec la ville. "Nous voulons certainement aussi utiliser l'expertise de l'université et des collèges de la région qui fournissent déjà des chambres de base." Le conseil étudiants de Gand souhaite également se concerter avec la tutelle flamande afin de plaider pour que la Flandre soit également tenue d'augmenter le nombre de chambres de base dans les grands projets de construction. 

"C'est la seule façon de s'attaquer au problème des dortoirs de manière structurelle et à long terme dans toute la Flandre."  

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