La détention des trois militants écologistes belges, qui ont mené jeudi une action visant le célèbre tableau "La Jeune Fille à la Perle" de Vermeer (photo) exposé au musée Mauritshuis de La Haye, aux Pays-Bas, a été prolongée. C’est ce qu’a indiqué ce vendredi le parquet néerlandais. Le trio est suspecté de vandalisme et "violence publique contre des biens".
La détention des Belges qui se sont collés à "La Jeune Fille à la Perle" à La Haye est prolongée
L'un des trois hommes s'était collé à la toile de 1665, protégée par une vitre, tandis qu'un autre l'avait aspergé de soupe. Le groupe s'était adressé aux visiteurs présents, leur demandant "comment ils se sentaient" lorsque "quelque chose de beau et précieux" était "détruit sous leurs yeux". "Ce tableau est protégé par du verre mais l'avenir de nos enfants ne l'est pas", avait-il conclu.
L'œuvre du maître néerlandais Johannes Vermeer n'a pas été abîmée et a retrouvé sa place d'exposition ce vendredi après-midi, après un passage en atelier pour évaluer les éventuels dégâts. L'enquête se poursuit et le parquet décidera après le week-end de poursuivre ou non les trois hommes.
Les militants sont de nationalité belge et âgés de 42 à 45 ans. L'un d’eux s'était déjà fait remarquer en Belgique durant la course cycliste du Tour des Flandres en perturbant le sprint final. C'est lui qui se serait collé à la vitre protégeant "La Jeune Fille à la Perle".
Cette action s’inscrit dans la foulée d'autres actes menées dans divers musées d’Europe ces dernières semaines. Des militants écologistes ont ainsi jeté de la soupe de tomate sur la plaque de verre protégeant les Tournesols de Van Gogh à la National Gallery de Londres et d'autres ont enduit de purée de pommes de terre la vitre protégeant les Meules, un tableau de Claude Monet, en Allemagne.

