La Chambre a approuvé ce vendredi en séance plénière un ensemble de nouvelles mesures, dont un projet de loi du ministre du Travail, Pierre-Yves Dermagne, qui revoit l'obligation de présenter un certificat médical lors d’une incapacité de travail limitée à un seul jour. La Chambre a aussi approuvé diverses mesures visant à faciliter la réinsertion professionnelle de malades de longue durée.
L'obligation de présenter un certificat pour une absence d'un jour (partiellement) levée
La Chambre a également approuvé diverses mesures visant à faciliter la réinsertion professionnelle de malades de longue durée. Les trajets de réintégration seront ainsi revus, étant donné qu’ils mènent actuellement à des abus, comme le licenciement d’un travailleur pour force majeure médicale.
Les employeurs qui voudront s’appuyer sur une force majeure médicale pour licencier un travailler devront lancer une nouvelle procédure. Ils devront aussi attendre un minimum de neuf mois d’absence et ne pourront pas licencier si un trajet de réintégration est en cours.
Soulager le manque de personnel dans les soins
La Chambre a aussi approuvé ce vendredi un projet de loi du ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, qui vise à répondre au manque de personnel soignant. Un certain nombre de mesures en vigueur depuis le début de la crise sanitaire seront ainsi prolongées. Ainsi, les retraités pourront continuer à bénéficier d'un revenu complémentaire illimité s'ils prêtent main forte dans les établissements de soins relevant du fédéral ou des entités fédérées. Ce système continuera également à s'appliquer dans le secteur de l'éducation, a précisé le ministre Vandenbroucke.
Un régime fiscal favorable est aussi d'application pour les soins de santé, avec un élargissement des possibilités de travail bénévole et de travail étudiant dans le secteur. En outre, les personnes qui sont au chômage depuis au moins trois mois pourront travailler tout en conservant un quart de leurs indemnités pendant un maximum de trois mois.
Le gouvernement a également dégagé un budget supplémentaire ponctuel de 21 millions d'euros pour les hôpitaux qui investissent dans des systèmes permettant de réduire la tâche administrative du personnel infirmier. Pour chaque euro que l'hôpital met sur la table, le gouvernement y ajoutera un euro. Vingt millions d'euros supplémentaires seront également alloués, via le fonds du personnel de santé, aux secteurs fédéraux tels que les hôpitaux. Enfin, le programme de formation "Choisis les soins" sera complété d’une aide de 24 millions d'euros.

