Une vingtaine de supporters et trois policiers ont été blessés dimanche soir au stade de Sclessin (Liège), pendant et après le match de football de première division entre le Standard et Anderlecht. "Les clubs et les supporters peuvent s'attendre à des sanctions sévères", a réagi le CEO de la Pro League, Lorin Parys.
En images : plusieurs supporters et trois policiers blessés lors du match entre le Standard et Anderlecht
Le Clasico entre le Standard et Anderlecht a été interrompu après 63 minutes à cause de jets de fumigènes de la part des supporters anderlechtois. La rencontre avait déjà été interrompue pendant une dizaine de minutes quand les supporters mauves ont jeté une première fois des fumigènes alors que le Standard venait d'inscrire le 3-1, score sur lequel la rencontre s'est arrêtée.
Après la rencontre, des incidents ont également eu lieu en dehors du stade entre les supporters des deux camps qui se sont lancés des fumigènes, pavés et autres projectiles.
Il n'y a pas eu de confrontation directe entre les supporters des deux clubs qui étaient séparés par les barrières et par la police. Les fauteurs de troubles ont tenté de contourner le dispositif de sécurité, mais n'y sont pas arrivés grâce au travail des policiers, précise la police de Liège dans un communiqué.
Au total, une vingtaine de supporters et trois policiers ont été blessés pendant et après le match. Aucun blessé grave n'est à déplorer. Trois arrestations administratives ont été menées et des procès-verbaux "loi football" seront rédigés.
Anderlecht regrette et condamne
Le RSC Anderlecht "regrette" et "condamne fermement" les incidents qui ont mené à l'arrêt définitif du Clasico, a fait savoir le club dans un communiqué.
"Le club comprend évidemment le mécontentement de ses supporters. Le Sporting n'est actuellement pas là où il devrait être. Cependant, le club condamne fermement ces incidents et il engagera un dialogue avec ses fans dans les prochains jours."
Annonce de sanctions sévères
"Les clubs et les supporters peuvent s'attendre à des sanctions sévères", a indiqué Lorin Parys, CEO de la Pro League, lundi matin sur les ondes de Radio 1 (VRT).
"C'était un beau weekend de football, avec des matches de haut niveau. Mais hier soir, j'ai juré. Ça a mal tourné à Liège. C'est ici que nous devons tracer une ligne", a déclaré Lorin Parys. "La Pro League est très claire à ce sujet: les gens qui mettent en danger la sécurité des autres pendant un match peuvent se chercher un autre hobby. Ils ne seront plus les bienvenus dans un stade. Ils devront assumer les conséquences de leurs actes. Ils peuvent s'attendre à des interdictions de stade de deux à dix ans. S'ils ont déjà été condamnés, c'est 25 ans".
Les clubs vont aussi devoir rendre des comptes. "Anderlecht et le Standard devront passer devant les instances disciplinaires de la fédération", prévient le CEO de la Pro League. "Anderlecht devra en outre payer une amende de 50.000 euros pour l'interruption du match. Suivront sans doute une défaite par forfait et des matches à huis clos".

