La commune limbourgeoise de Saint-Trond se cherche toujours un bourgmestre, dans une ambiance de scandales politiques. Ce lundi soir, le bourgmestre faisant fonction Jelle Engelbosch (N-VA, photo), candidat à l'écharpe maïorale après la démission plus tôt dans le mois de la bourgmestre Veerle Heeren (CD&V), a lui-même dû renoncer à son siège au collège communal après une mise en cause dans le domaine de l’immobilier par un audit de l'administration flamande, annonçait TV Limburg.
Audit Vlaanderen avait mis en évidence vendredi dernier l'achat, par Jelle Engelbosch, d'une parcelle de terrain de la fabrique d'église de Velm à un prix qu'il savait par avance trop bas, selon l'opposition. Le nationaliste flamand conteste les faits mais reconnaît ne plus être en capacité de diriger en raison du scandale provoqué et a donc démissionné ce lundi.
Engelbosch avait été proposé au début du mois pour succéder à Veerle Heeren, la bourgmestre poussée vers la sortie à la suite de la révélation d'un prêt controversé de 65.000 euros accordé par la ville à l'ancien maïeur Jef Cleeren (lui aussi CD&V) pour apurer une dette au jeu de son fils décédé en 2014. Entretemps, Cleeren est lui-même décédé, sans avoir complètement remboursé l’argent prêté.
Selon la bourgmestre sortante, personne dans son parti n’était au courant de ce prêt, mais le scandale a suffi à déforcer son autorité.
Il faut rappeler que Veerle Heeren avait déjà été suspendue six mois de ses fonctions l'an dernier pour avoir donné la préséance à certains de ses proches et à elle-même pour accéder plus rapidement à la vaccination contre le Covid-19.


