La commission des poursuites du Parlement flamand a recommandé lundi de lever l'immunité parlementaire de la députée Sihame El Kaouakibi (ex-Open VLD). L'entrepreneuse anversoise est au centre d'une affaire politico-judiciaire depuis le début de l'année dernière. Cette recommandation, qui devra être confirmée en plénière, signifie que la députée pourra désormais faire l’objet de poursuites judiciaires.
La levée de l'immunité parlementaire de Sihame El Kaouakibi officiellement recommandée
Sihame El Kaouakibi est soupçonnée d’avoir utilisé une partie des subsides destinés à un projet pour les jeunes (l'asbl Let's Go Urban) pour d'autres de ses sociétés. La députée est depuis lors absente du Parlement flamand.
Après l'éclatement du scandale, Sihame El Kaouakibi avait quitté l'Open VLD en avril de l’année dernière, alors que le président du parti, Egbert Lachaert, avait entamé une procédure d'exclusion à son encontre.
Une décision par consensus
Saisi du dossier, le parquet d'Anvers avait sollicité la levée de l'immunité parlementaire. La décision de ce lundi a été prise par consensus. La plénière décidera mercredi si elle suit cet avis et lève effectivement l'immunité parlementaire de Sihame El Kaouakibi.
Cette dernière avait l'opportunité d'être entendue ce matin par la commission des poursuites, mais elle ne s'est pas présentée. Elle avait indiqué par mail qu'elle ne s'opposait pas à la levée de son immunité.
Ouverture à des poursuites judiciaires
Il était assez clair que la commission des poursuites accéderait à la demande du parquet. Selon le député Bruno Tobback (Vooruit), qui siège à la commission, une telle demande de levée n'est en principe refusée que si l'on soupçonne que les poursuites sont politiquement motivées. Et ce n'était donc pas le cas ici.
En perdant son immunité parlementaire, Sihame El Kaouakibi peut désormais être poursuivie et traduite en justice dans le cadre de l'affaire de fraude dont elle fait l'objet.
