Une partie de la province de Limbourg conservera jusqu'au 31 octobre 2024 son statut de "zone franche", écrit ce samedi le journal Het Belang van Limburg. L’information a été confirmée à VRT NWS. Le comité ministériel restreint du gouvernement fédéral a pris une décision en ce sens vendredi.
Ce statut avait été octroyé en avril 2015 en réponse à la fermeture de l'usine automobile Ford à Genk. Après plusieurs prolongations, cette mesure de soutien fiscal devait en principe prendre fin le 31 octobre 2022. Mais elle vient donc d’être prolongée de deux ans, à la demande du ministre flamand de l’Emploi Jo Brouns auprès du ministre régional des Finances Vincent Van Peteghem.
Le régime fiscal avantageux bénéficie à toutes les PME et à toutes les grandes entreprises de plus de 250 travailleurs établies dans l'une des 19 communes reprises dans le dispositif de soutien, à savoir Beringen, Bilzen, Dilsen-Stokkem, Genk, Ham, Hechtel-Eksel, Heers, Hoeselt, Houthalen-Helchteren, Lanaken, Leopoldsburg, Lommel, Lummen, Maasmechelen, Oudsbergen, Pelt, Tessenderlo, Tongeren et Zutendaal.
6.800 emplois créés
Pour chaque nouveau recrutement de personnel, ces entreprises peuvent demander une exonération de 25% sur le paiement du précompte professionnel. A la suite de la crise sanitaire et alors que les prix de l’énergie et des matières premières sont en hausse constante, la prolongation de cette mesure - qui équivaut à une réduction de 5% du coût du travail pendant deux ans - doit donner un peu d’oxygène aux entreprises limbourgeoises des 19 communes concernées.
"Depuis 2018, plus de 500 entreprises dans le Limbourg ont eu recours à cette mesure, ce qui a permis la création de plus de 6.800 emplois durables dans la province", soulignait Johann Leten, administrateur délégué de l’organisation d’employeurs Voka - KvK Limbourg. "Cela représente davantage d’emplois que les emplois directs qui ont disparu après la fermeture de l’usine Ford à Genk".
