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Un fruiticulteur laisse 120 tonnes de poires pourrir sur ses arbres en raison des coûts énergétiques excessifs

L'arboriculteur limbourgeois Roel Paesmans a décidé de laisser une parcelle de poires en plan en raison des coûts énergétiques excessifs. Les poires récoltées doivent être conservées dans des chambres froides pendant environ un an après la cueillette, mais le prix de l'électricité a été multiplié par dix pour le fruiticulteur. L'exploitation familiale se retrouve ainsi contrainte de ne pas en récolter une partie. Les poires vont donc pourrir et tomber. 

Joyce Azar
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Les coûts élevés de l'énergie touchent tout le monde et tous les secteurs, y compris les producteurs de fruits. L'arboriculteur Roel Paesmans, de l'entreprise familiale Fruitsnacks, a décidé de ne pas cueillir 120 tonnes de poires en raison des coûts élevés : "Le prix que nous obtenons pour une poire ne suffit pas à payer l'ensemble de son processus", explique l'agriculteur. "Nous conservons les poires cueillies pendant environ un an dans nos chambres froides, mais notre facture d'électricité a été multipliée par dix. C'est trop cher."

Par conséquent, l'agriculteur a décidé de ne pas en récolter une partie, car il économisera ainsi des heures de travail pour les ouvriers. Ces poires vont donc pourrir et tomber. "Nous vivons vraiment au milieu des poiriers, et il est donc très douloureux de voir toute cette parcelle abandonnée", commente Roel Paesmans.

Pour obtenir des revenus suffisants, l'entreprise vend ses fruits directement aux consommateurs, ce qui fait que le prix est légèrement plus élevé. "Nous remarquons que l'offre de fruits en Europe augmente tellement que le prix d'une poire dans le magasin baisse dès lors énormément. En conséquence, le processus de production devient tout simplement trop coûteux."

L'entreprise a partagé une publication sur les sociaux expliquant sa situation, mais l'agriculteur lance en parallèle un appel chaleureux : "Acheter ses fruits à un agriculteur local, c'est super, mais si vous achetez déjà des pommes et des poires du terroir belge en magasin, cela nous aiderait déjà énormément. Le principe de l'offre et de la demande s'applique également à notre secteur, si tout le monde achète plus de fruits belges, nous pouvons produire plus de fruits. Et j'espère que cela fonctionnera mieux à l'avenir", conclut l'agriculteur.  

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