Les principaux ministres du gouvernement de Jan Jambon ont rencontré ce vendredi les 25 bourgmestres de Flandre occidentale concernés par le projet de ligne à haute tension Ventilus, visant à acheminer à l'intérieur des terres l'électricité produite par les éoliennes offshore en Mer du nord. A l’issue de cette rencontre, le gouvernement flamand a annoncé prévoir un "double check" supplémentaire concernant la technologie envisagée dans ce dossier, qui suscite notamment l’inquiétude de riverains (photo).
Le gouvernement flamand annonce un second contrôle dans le dossier Ventilus
Selon le ministre-président flamand Jambon, tout le monde est d'accord avec l'objectif du projet, mais les avis divergent encore toujours sur les modalités. De nombreuses voix disent en effet préférer une ligne souterraine à une ligne aérienne. Mais selon l'intendant nommé par l'exécutif, Guy Vloebergh, cette option est quasiment impossible. Dans son rapport, il préfère clairement une ligne aérienne.
Deux préoccupations subsistent, selon le gouvernement flamand, l'une sur la santé publique et l'autre sur la technologie. En ce qui concerne la santé publique, il a été convenu qu'une proposition sera faite pour un cadre de normes pour les rayonnements. Selon Jan Jambon, il a été convenu qu'un contrôle permanent (des mesures) de ces normes devra avoir lieu dans toute la Flandre.
Quant à la discussion entre aérien et souterrain, le rapport de l'intendant semble clairement opter pour une version aérienne. Mais le gouvernement est prêt à faire faire un second contrôle sur la technologie. Il a ainsi été convenu avec les bourgmestres qu'ils pourront eux-mêmes proposer des experts.
Jan Jambon estime que ce "double contrôle" n'entraînera pas de retard. Le projet Ventilus doit relier Zeebrugge à Avelgem. Après Avelgem, une autre ligne, baptisée "Boucle du Hainaut", doit entrer en Wallonie et rejoindre Courcelles.

