La ministre flamande de l'Environnement, Zuhal Demir, a annoncé ce lundi souhaiter que le gouvernement fédéral renforce les contrôles sur les chantiers de désamiantage. Elle a écrit une lettre à ce sujet au ministre fédéral du Travail, Pierre-Yves Dermagne.
Les compétences en matière de désamiantage relèvent tant du niveau flamand que du niveau fédéral. Ainsi, la démolition et la collecte d'amiante sur les chantiers installés en Flandre est une compétence flamande. Alors que la surveillance des conditions de travail lors de l'évacuation des déchets est une responsabilité fédérale, tout comme le contrôle des laboratoires qui testent l'amiante.
Et c'est justement avec cette dernière compétence que le bât blesse, souligne Zuhal Demir. Selon la ministre, les chiffres fournis par l'Office flamand des déchets (OVAM) démontrent que les contrôles sont insuffisants sur de nombreux chantiers de désamiantage. Et les laboratoires reconnus chargés d'analyser l'amiante sont également insuffisamment contrôlés, assure la ministre de l’Environnement. Elle a donc adressé une lettre au ministre Dermagne, dans laquelle elle demande notamment une rencontre avec les services compétents des deux niveaux de pouvoir pour envisager un renforcement des contrôles sur le désamiantage.
Tous les chantiers professionnels concernés par l'amiante doivent être enregistrés auprès du fédéral. Mais dans la pratique, c’est à peine ou pas du tout vérifié, souligne Demir. Elle cite en exemple une action exceptionnelle, menée récemment conjointement par la ville d'Alost et le service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale, en collaboration avec l'OVAM, durant laquelle 48 des 51 chantiers contrôlés ont été jugés en infraction.
Le gouvernement flamand dispose depuis des années d'un plan d'élimination de l'amiante dans la construction, qui doit faire de la Flandre une région sans amiante d'ici 2040.
