L’hôpital AZ Delta de Torhout, en Flandre occidentale, a déjà reçu une douzaine de témoignages de parents inquiets ou d’enfants nés d’un don. Des personnes se sont manifestées après le reportage de "Terzake" sur le gynécologue spécialiste de la fertilité qui aurait utilisé son propre sperme pour des inséminations. C'est ce qu'affirme le directeur médical Luc Harlet. "Certaines personnes étaient les patientes du gynécologue en question dans les années 80. Nous allons à présent proposer un accompagnement individuel avec chacune de ces personnes."
Après les révélations sur le gynécologue de Torhout les témoignages se succèdent
Un gynécologue aujourd'hui à la retraite de l'ancien hôpital Sint-Rembert de Torhout (Flandre occidentale) aurait utilisé son propre sperme pour des inséminations artificielles dans les années 80. C'est ce qu'a découvert un homme né à cette époque suite à une insémination artificielle avec donneur, et qui a témoigné jeudi dans l’émission "Terzake".
L'AZ Delta, dont dépend aujourd'hui l'hôpital Sint-Rembert, a mis en place un point de contact et a ouvert les lignes téléphoniques immédiatement après la diffusion de l’émission. Jusqu'à présent, ils ont reçu une dizaine de réactions de personnes concernées.
"Certains d'entre elles avaient été traitées par ce spécialiste de la fertilité dans les années 1980, mais il y avait aussi des questions plus générales. Certaines personnes ont souhaité rester anonymes pour l'instant. Nous les avons exhortés à nous recontacter la semaine prochaine."
Luc Harlet s'attend à ce que d'autres courriels ou appels téléphoniques arrivent encore. "Le reportage d'hier aura sans doute eu un grand impact sur les familles potentiellement touchées. C'est très courageux que certaines aient osé prendre contact dès hier."
Analyse ADN
Avec ceux qui se sont déjà manifesté, un accompagnement individuel sera proposé dans les semaines à venir. "Aux parents et aux enfants qui en donnent l'autorisation, nous proposerons une analyse ADN. C'est ce que fait le professeur Poppe au Centre de génétique médicale de Gand."
Après la diffusion de l’émission, AZ Delta n'a plus eu de nouvelles du gynécologue concerné. "Nous ne l'avons pas contacté. Une enquête judiciaire a été lancée et nous ne voulons pas interférer. Nous allons laisser faire la justice et fournir toute coopération nécessaire."

