Le comité de concertation a décidé vendredi, après une réunion électronique d'à peine une demi-heure, de désactiver le baromètre corona qui était en code jaune depuis mars dernier. A partir du lundi 23 mai, le port du masque ne sera plus obligatoire dans les transports en commun et il ne faudra plus remplir le Passenger Locator Form (PLF) pour les plupart des voyages.
Fin de l'obligation du masque dans les transports: "Un retour à la normale" dès le 23 mai
À partir de lundi prochain, le port du masque ne sera plus obligatoire dans les transports en commun, ni le remplissage du Passenger Locator Form (PLF) pour la plupart des voyages, annonce le cabinet du Premier ministre Alexander De Croo à l'issue de la réunion.
Le Premier ministre, les principaux ministres du gouvernement fédéral et les ministres-présidents des entités fédérées se sont contentés d'avaliser ce qui avait déjà été annoncé ces derniers jours dans la presse. Les nouvelles mesures entreront en vigueur lundi.
L'obligation de porter un masque est bien supprimée partout sauf dans les hôpitaux, dans les cabinets médicaux (chez le médecin) et dans les pharmacies. Le masque reste toutefois recommandé dans les lieux très fréquentés ou dans les environnements de soins tels que les maisons de repos ou chez les dentistes, les kinés, les psychologues et les logopèdes. Une bonne ventilation des espaces intérieurs demeure également vivement recommandée.
Levée de l'interdiction des voyages non essentiels
L'interdiction des voyages non essentiels depuis l'extérieur de l'Union européenne est levée tout comme l'obligation de se faire tester ou d'observer éventuellement une quarantaine de 10 jours. Le Passenger Locator Form (PLF) ne devra plus être rempli et il ne sera plus nécessaire de présenter un certificat de vaccination, de rétablissement ou un résultat de test en cours de validité. La mesure ne s'appliquera cependant pas aux voyageurs en provenance d'un pays confronté à la présence d'un nouveau variant préoccupant. Aucun pays n'est actuellement dans ce cas.
Enfin, comme annoncé, le Codeco s'est penché sur l'éventualité d'une reprise de l'épidémie à l'automne prochain avec la volonté de disposer d'un arsenal de mesures à activer le cas échéant. Un avis sera demandé au Point focal Covid, chargé de coordonner le travail des entités fédérées. De son côté, la conférence interministérielle (CIM) Santé publique examinera l'opportunité et les modalités d'une dose de rappel supplémentaire du vaccin. Le ministre de la Santé publique va pour sa part se pencher sur "la valeur ajoutée épidémiologique" du certificat covid (Covid Safe Ticket, CST) et sur sa place dans le baromètre.
Le secteur des agences de voyage se réjouit de l'abandon du PLF
L'Union professionnelle des agences de voyages (UPAV) "se réjouit" des décisions du Comité de concertation (Codeco) de vendredi au sujet des voyages à destination de l'étranger. Avec l'abandon du formulaire "Passenger Locator Form" (PLF), le secteur s'attend à "un boost" dans les réservations pour cet été.
"L'abandon du PLF va être vécu comme un soulagement pour tous les voyageurs qui ont horreur de l'administratif", note Anne-Sophie Snyers, secrétaire générale de l'UPAV. "Habituellement, les Codeco qui apportent de bonnes nouvelles pour le secteur des voyages suscitent un boost dans les réservations." L'abandon du port du masque dans les avions avait lui aussi suscité l'enthousiasme des vacanciers.
Le porte-parole de l'Association des tour-opérateurs belges (ABTO), Pierre Sivet, souligne quant à lui la charge administrative que représentait le PLF. "Les conseillers de vacances sont très demandés, le secteur est en pleine reprise et c'est donc un soulagement", précise Pierre Sivet.
Si les restrictions sont également levées (quarantaine, pass vaccinal,...) pour les voyageurs en provenance de pays situés hors de l'Union européenne, les pays confrontés à la présence d'un nouveau variant préoccupant feront toujours l'objet de mesures spécifiques.
"Les Affaires étrangères m'ont informée ce matin que cette liste de pays est actuellement vide. Cela signifie simplement que l'on peut voyager partout dans le monde", ajoute la secrétaire générale de l'UPAV. Les agences de voyage recommandent toutefois la prudence aux voyageurs et rappellent que chaque pays est libre de maintenir un certain nombre de restrictions à l'entrée de son territoire. Il est donc vivement recommandé de s'informer sur les conditions d'entrée de son pays de destination.
Dans un contexte économique difficile et après deux ans marqués par la pandémie, les agences de voyage constatent tout de même une envie de voyager très présente chez les Belges. "Nous rassurons aussi les clients qui ont entendu parler de suppléments carburants facturés par les compagnies aériennes. La majorité des compagnies régulières ne l'appliquent pas", souligne Anne-Sophie Snyers.
Face à la reprise du secteur touristique, l'UPAV rappelle par ailleurs que les agences de voyage font face à une pénurie de près de 30% de leur main-d'œuvre et sont activement à la recherche de personnel.
