Dix-huit épaves en Mer du nord recevront une protection supplémentaire, a annoncé jeudi le ministre Vincent Van Quickenborne (Open VLD) qui veut préserver de la sorte aussi bien leur intérêt historique qu'écologique.
Dix-huit épaves reçoivent une protection supplémentaire en Mer du nord
confère le statut de patrimoine culturel protégé à toute épave de plus de 100 ans, conformément à une Convention de l'UNESCO. Elle cherche à mettre un terme au terme au trafic de patrimoine subaquatique en augmentation depuis plusieurs années en raison de nouvelles techniques qui rendent le fond marin plus accessible. Elle vise aussi à préserver les épaves de leur destruction ou nivellement pour faciliter le trafic maritime.
Deux tiers des épaves en Mer du nord datent de la première Guerre mondiale. Elles sont une illustration de la culture et de la technologie de l'époque, et forment aussi la sépulture des marins qui ont péri dans le naufrage de leur navire. Sur le plan écologique, elles constituent un havre pour des animaux marins et des espèces de poissons comme le cabillaud.
La protection supplémentaire dont jouiront 18 d'entre elles reposera sur l'interdiction de pêcher, draguer et jeter l'ancre dans un rayon de 150 mètres autour du point où elles reposent. Elle sera assurée en collaboration par la DG Navigation du SPF Mobilité, la police maritime, la douane et la Défense qui pourront poursuivre tout navire suspect grâce à un système de contrôle électronique.
Parmi les 18 épaves, on trouve le torpilleur T 319 français qui a sauté sur une mine devant Nieuport en 1915, le HMS Griper, voilier anglais pris dans une tempête en 1807, le patrouilleur allemand Senator Sthamer victime d'une mine en 1918, ou encore un sous-marin torpilleur allemand UB III également victime d'une mine durant la première Guerre mondiale et dont l'identité exacte demeure inconnue.
