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La Flandre déploie des moyens supplémentaires pour aider les réfugiés ukrainiens à trouver un emploi

Le gouvernement flamand a décidé de déployer des moyens supplémentaires pour aider les réfugiés ukrainiens dans leur recherche d'emploi, et contribuer à les protéger contre l'exploitation. L’argent est notamment investi dans l’organisation de cours de langue, le recrutement de médiateurs au sein de l’Office flamand de l’Emploi (VDAB) et le développement d’un site d’information en ukrainien.  

Joyce Azar
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En vertu de la directive européenne relative à la protection temporaire, les personnes fuyant la guerre en Ukraine reçoivent non seulement un permis de séjour et un accès à l'éducation, mais aussi un accès au marché du travail. Il n'est cependant pas évident de trouver un emploi chez nous sans connaître la langue ni savoir quels postes sont proposés. C'est la raison pour laquelle la ministre flamande de l’Emploi, Hilde Crevits (CD&V), a décidé d’allouer des fonds supplémentaires.

L’argent est notamment investi dans l’organisation de cours de langues, qui se tiendront également sur le lieu de travail. Le VDAB se voit pour sa part renforcé par 50 médiateurs supplémentaires engagés temporairement pour mettre les réfugiés en contact avec les entreprises à la recherche d'employés, et vice versa. Un site d’information en ukrainien a par ailleurs été lancé. 

Intégration sociale et autonomie financière

"Depuis le 1er avril, le VDAB propose un service spécial aux personnes originaires d'Ukraine", explique Hilde Crevits. "Il existe désormais une page web spéciale où tous les employeurs à la recherche de personnel peuvent s'inscrire. Plus de 2.500 d’entre eux se sont déjà inscrits", souligne-t-elle.

"Sur cette page web, vous trouverez également des explications en ukrainien pour aider les personnes qui souhaitent travailler à s'orienter sur le marché du travail en Flandre", poursuit la ministre. "Nous constatons qu'après quelques jours seulement, plus de 150 personnes se sont déjà inscrites pour travailler chez nous."

"En aidant les réfugiés ukrainiens qui ont la volonté et la capacité à trouver un emploi, nous veillons à ce qu'ils puissent être plus rapidement indépendants financièrement. Cela leur permet aussi d'établir un réseau et des contacts sociaux afin qu'ils se sentent plus à l'aise ici", précise la ministre. 

Protection contre l’exploitation

Dix inspecteurs supplémentaires seront en outre affectés au service d'inspection sociale pour effectuer 500 contrôles supplémentaires dans le but de lutter contre l'exploitation sociale et le travail illégal. 

"Le bien-être des réfugiés reste la chose la plus importante. C'est pourquoi nous recrutons davantage de personnel pour fournir un encadrement supplémentaire, et nous renforçons également le service d'inspection pour prévenir l'exploitation. Chacun doit pouvoir travailler ici en toute sécurité et être chaleureusement accueilli dans le monde du travail", commente Hilde Crevits.

Les réfugiés ukrainiens aptes au travail recevront une brochure de bienvenue leur présentant le VDAB, tandis que les services sociaux les dirigeront également vers l'office de l'emploi. Le VDAB traduira également en ukrainien les postes vacants les plus essentielles, afin que les réfugiés soient conscients de leurs droits et obligations.

#Werkplekvrij

Le mois dernier, le VDAB a lancé un appel aux employeurs pour qu'ils signalent les postes vacants pour les réfugiés ukrainiens via le hashtag #werkplekvrij (emploi vacant). Entre-temps, 2.589 postes ont déjà été signalés via cette plateforme.

On notera que les secteurs qui connaissent une pénurie de main d’oeuvre et où il n'est pas nécessaire de parler la langue sont actuellement les plus accessibles aux personnes qui ont fui l’Ukraine. 

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