Les conseils communaux anversois et brugeois ont donné leur aval, lundi, à la fusion des ports d'Anvers et de Zeebrugge. L'Autorité belge de la concurrence (ABC) et le Parlement flamand avaient déjà approuvé l'opération au début de 2022. Tous les obstacles potentiels à la fusion ont donc maintenant été levés, soit un peu plus d’un an après que les deux ports flamands aient annoncé leur volonté de fusionner.
La fusion entre les ports d'Anvers et Zeebrugge approuvée : "Moment historique"
La nouvelle société portuaire s'appellera Port of Antwerp-Bruges. Les deux ports flamands avaient annoncé en février 2021, à l'issue de deux ans de discussions, leur intention de fusionner (photo). Le bourgmestre de Bruges (Flandre occidentale) et président de l'Autorité portuaire de Bruges, Dirk De fauw, s’est réjoui de cette collaboration. "On a négocié longtemps et très sérieusement. Je pense que nous pouvons être fiers".
Le personnel portuaire a reçu la garantie de pouvoir continuer à travailler à Zeebrugge. Le bourgmestre indique que leur salaire actuel est garanti. Il est aussi important pour la ville de Bruges que le port reste un bon voisin pour les riverains et les communes alentours.
Une plateforme de concertation sera donc créée, pour remédier à d’éventuels effets négatifs de la fusion des ports. Un rapport sera aussi présenté annuellement au conseil communal brugeois.
Les deux ports sont très complémentaires, Zeebrugge étant connu pour son trafic de voitures alors que le trafic de conteneurs est très important à Anvers. Le port d'Anvers-Bruges doit devenir le plus grand port à conteneurs (157 millions de tonnes) en Europe, devant Rotterdam (153 millions de tonnes), et le 13e port mondial en termes de conteneurs équivalents 20 pieds (13,8 millions d'EVP/TEU).
Une fusion historique
Tous les partis politiques à Bruges saluent la fusion. Pol Van Den Driessche (N-VA) a qualifié la décision de fusionner de "moment historique". Il n’y a pas si longtemps encore, le lobbying s’acharnait à opposer les deux institutions portuaires. "C’est un beau mariage entre deux gros adversaires autrefois. Un emploi sur trois est lié directement ou indirectement à l’exportation. L’importance de cette fusion ne doit donc pas être sous-estimée".
D’après Andries Neirynck (Groen), Zeebrugge pourra dorénavant mieux mettre à profit ses atouts. Ce qui devrait aussi contribuer à rendre plus rapidement le port plus écologique.
Dès 2023, la ville de Bruges - comme celle d’Anvers - recevra un dividende. Il atteindrait un montant de plus de 6,1 millions d’euros.


