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En Belgique, un tiers des personnes sans-abri sont des femmes, un quart sont des enfants

Près de 4.000 personnes souffrent de sans-abrisme à Charleroi, à Namur, en Flandre occidentale, ainsi que dans la région de Vilvorde. C’est ce qui ressort d’une étude menée par des chercheurs de l'UCLouvain et de la KU Leuven et soutenue par la Fondation Roi Baudouin (FRB). Environ 30 à 35% de l'ensemble des personnes touchées sont des femmes. Plus d’un quart sont des enfants.

Joyce Azar Belga
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Pour la deuxième année consécutive, la Fondation Roi Baudouin a soutenu des équipes de recherche afin de dénombrer, fin 2021, les personnes sans-abri ou en difficulté de logement.

Au total, 3.847 personnes sans-abri et sans logement ont été dénombrées dans les villes dans lesquelles les recherches ont été menées, soit 1.159 à Charleroi, 1.146 à Namur, 1.313 dans le sud de la Flandre occidentale et 229 dans la zone BraVio (Kampenhout, Malines, Steenokkerzeel, Vilvorde et Zemst), dans le Brabant flamand. "Ces chiffres sont supérieurs à ceux estimés initialement", d'après les chercheurs. 

Les enfants pas toujours dans la rue

Plus d'un quart (26%) du nombre total de personnes dénombrées sont des enfants. À Charleroi, ceux-ci représentent 200 des 1.159 personnes comptées. On en dénombre 272 à Namur, 479 en Flandre occidentale et 51 dans la zone BraVio. La plupart d'entre eux ne sont toutefois pas toujours dans la rue.

"Certains sont hébergés par des proches ou se trouvent dans des abris d'urgence", selon les chercheurs. Les enfants séjournent ainsi principalement dans des maisons d'accueil, des logements de transit, dans la famille ou chez des amis de manière temporaire, selon l'étude.

Environ une personne sans-abri ou sans chez-soi sur quatre a un passé en institution. Les séjours en institution psychiatrique se classent en tête, suivis de la prison et de l'Aide à la jeunesse. 

Les femmes "moins visibles"

Environ 30 à 35% de l'ensemble des personnes touchées sont des femmes. "Les femmes passent principalement la nuit dans des centres d'hébergement pour sans-abri, dans leur famille ou chez des amis. Elles sont donc de facto moins visibles", relève l’étude.

"Elles connaissent souvent des périodes de sans-abrisme plus courtes que les hommes. La raison de leur situation de logement instable est le plus souvent liée à la violence domestique ou à des problèmes relationnels", d'après les chercheurs. 

Pas que dans les grandes villes

Un autre constat de l'étude démontre que le sans-abrisme et l'absence d’un chez-soi ne sont pas des problématiques qui touchent uniquement les grandes villes.

"Dans les villes plus petites aussi, des personnes se retrouvent dans cette situation, même si les proportions sont moindres (entre 0,5 et 1 personne pour 1.000 habitants contre 6 personnes pour 1.000 habitants dans les grandes villes)", d'après l'étude universitaire. 

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