L’Agence pour la Nature et les Forêts a désigné en janvier une coordinatrice de la gestion des sangliers. Jolien Wevers (photo) doit élaborer un plan visant à réduire les dégâts causés par les sangliers. Les problèmes étant actuellement les plus importants dans le Limbourg, la jeune biologiste travaille depuis la maison provinciale à Hasselt.
La population des sangliers est montée en flèche ces dernières années dans notre pays, et tout particulièrement en province du Limbourg et en Campines anversoise. Les dégâts causés par ces mammifères forestiers dans les champs et les jardins ont également augmenté. Et avec eux, les tensions entre les fermiers, les chasseurs et les amoureux de la nature. La coordinatrice, qui a pris ses fonctions il y a deux mois, veut donc s’attaquer au problème en collaboration avec toutes les parties impliquées.
"L’accent sera mis sur la prévention des dégâts", explique Jolien Wevers. "Je souhaite me concerter avec les citoyens concernés pour étudier la situation sur le terrain. Le but n’est pas d’éliminer tous les sangliers. Ce sont des animaux du terroir. Mais il faut parvenir à réduire à un minimum les dégâts qu’ils causent". L’an dernier, près de 3.000 sangliers ont été abattus par des chasseurs dans le Limbourg. C’est un millier en plus qu’en 2020, d’après les chiffres de l’Institut de recherche sur la Nature et les Forêts.
La coordinatrice ne veut cependant pas seulement se concentrer sur la chasse, mais aussi prendre des mesures préventives. "Si l’on estime qu’une population doit être réduite en la chassant, on présente le problème sous l’aspect blanc-noir. Mais en se concentrant sur une réduction des dégâts, qui est quantifiable, on peut prendre un plus large éventail de mesures. Car la prévention et une sensibilisation de la population sont aussi importants".
“Du point de vue écologique, les sangliers font partie de notre terroir", poursuit Jolien Wevers. "Reste à voir s’il faut les tolérer dans tous les paysages. Peut-être y a-t-il des domaines qui sont plus fragiles et auxquels il faudrait empêcher les sangliers d’accéder - comme par exemple les zones agricoles. Il ne va pas être facile de freiner la croissance de la population de sangliers. Mais en collaborant, nous parviendrons à limiter leurs dégâts"'.


