Depuis début mars, les services de police des Flandres orientale et occidentale ont à disposition 490 boutons d'alerte destinés à des victimes de harcèlement. Le dispositif, un petit bouton doté d'un signal GPS et qui prévient les centrales d'urgence, a été présenté ce lundi à Audernarde par les ministres fédéraux de la Justice, Vincent Van Quickenborne, et de l'Intérieur, Annelies Verlinden. À terme, ce bouton d'alerte sera étendu à l'ensemble du pays. Il s'agit de l'un des engagements issus du Plan d'action national de lutte contre les violences de genre.
Concrètement, ce système est connecté via Bluetooth au smartphone de la victime, depuis lequel est passé l'appel, pour une arrivée de la police dans les 10 minutes. Les victimes de harcèlement peuvent se signaler auprès d'un service spécifique de la police afin de demander à utiliser ce dispositif d'alarme.
Un projet pilote mené à Gand depuis 2019 a fait ses preuves, ont indiqué les ministres Verlinden et Van Quickenborne. Quarante victimes, principalement des femmes âgées entre 30 et 40 ans, ont été munies de ce dispositif. Vingt et une alertes ont été données durant ce test, débouchant sur 10 arrestations.
Il en ressort également que 90% des utilisatrices se sentaient davantage en sécurité. En moyenne, après six mois, l'alarme harcèlement - qui présente en outre l'avantage de pouvoir être cachée - n'était plus nécessaire.
En Belgique, la police enregistre chaque année plus de 20.000 plaintes pour des faits de harcèlement, souvent commis par des ex-conjoints (62%) et dont l'auteur est un homme. "Notre gouvernement, la police et la justice estiment que ce problème est une priorité absolue", assurent les ministres de l’Intérieur et de la Justice.
