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Coupable du viol et de l’assassinat de Julie Van Espen, Steve Bakelmans écope de la réclusion à perpétuité

Le jury de la cour d'assises d'Anvers a déclaré mardi soir Steve Bakelmans coupable, sur toute la ligne, de l'assassinat et du viol de l'étudiante Julie Van Espen (23 ans), en mai 2019. Ce mercredi, la cour a condamné l'homme de 41ans à la réclusion criminelle à perpétuité. Il écope également d'une mise à disposition du tribunal d'application des peines de 15 ans et d'une période de sûreté de 20 ans.

Joyce Azar Belga
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Le verdict du jury était tombé à l'issue d'une délibération qui a duré un peu plus de quatre heures. Pour lui, il y a eu préméditation dans le chef de l'accusé, et il s'agit donc d'un assassinat. Il a aussi souligné le fait que l'homme avait violé la jeune femme avant de la tuer.

Le quadragénaire, sans-abri, dormait depuis un certain temps sous un pont enjambant une piste cyclable à Merksem. Ce soir-là, quand il a remarqué l'étudiante en relations internationales, il l'a fait tomber de son vélo. Durant l'enquête et ensuite lors du procès, Steve Bakelmans a avoué avoir asséné plusieurs coups de poing au visage de la victime pour qu'elle se taise. Il a déclaré qu'il l'avait traînée jusqu'à l'endroit où il dormait, l'avait partiellement déshabillée et l'avait ensuite violée.

Selon les dires de l'accusé, Julie Van Espen a résisté tout le temps. Pour la maîtriser, il l'a étranglée en plusieurs étapes, d'abord trois fois à mains nues, puis finalement aussi avec un câble électrique. "La nature et l'intensité des blessures montrent l'intention de tuer", a estimé le jury. "La force contondante très extrême et la force mécanique sur le cou étaient toutes deux potentiellement mortelles, selon le médecin légiste", a-t-il motivé. 

Préméditation avérée

Pour les jurés, la préméditation est en outre avérée. "Les violences meurtrières se sont déroulées en plusieurs étapes. La victime a continué à résister, après quoi il l'a repositionnée plusieurs fois et a commencé à l'étrangler à plusieurs reprises. Quand elle a cessé de respirer, il s'est habillé. La victime a recommencé à bouger, et il a alors saisi un câble électrique et l'a étranglée. Entre les différentes strangulations, il a eu suffisamment de temps pour réfléchir et évaluer la gravité et les conséquences de ses actes", a justifié le jury.

Lorsqu'il a été certain que la jeune femme était morte, Steve Bakelmans a pris toutes ses affaires et celles de la victime et a quitté calmement la scène du crime. Non sans avoir jeté le corps de Julie Van Espen dans le canal Albert au préalable. Il n'y avait aucun signe de panique. Selon le jury, tout cela montre clairement la préméditation.

Le rapport de l'expert psychiatrique a également montré qu'il ne souffrait d'aucun trouble mental et qu'il était conscient de ses actes. Le ministère public prononcera son réquisitoire sur la peine mercredi. L'accusé risque la prison à vie.

Réclusion à perpétuité

Ce mercredi, la cour d'assises d'Anvers a condamné Steve Bakelmans à la réclusion criminelle à perpétuité. Il écope également d'une mise à disposition du tribunal d'application des peines de 15 ans et d'une période de sûreté de 20 ans. 

Le jury et la cour n'ont retenu aucune circonstance atténuante. La défense leur avait demandé de tenir compte de la jeunesse difficile de Steve Bakelmans. Ils ont plutôt suivi la réquisition du ministère public, même s'ils ont réduit la période de sûreté à 20 ans, contre 25 ans demandés.

L'usage d'une extrême violence exécutée sans aucun scrupule à l'encontre de la victime, associé au fait que Steve Bakelmans a jeté le corps dans le canal, empêchant famille et amis de faire leurs adieux dans la dignité, ont motivé la cour et le jury à se prononcer pour une peine à perpétuité. 

La présidente de la cour d'assises a également fait mention du lourd passé judiciaire de l'accusé, qui avait déjà été condamné à deux reprises pour viol. Le manque de sens moral et de remise en question de Steve Bakelmans fut également pris en compte.

Si la jeunesse difficile de l'accusé a bien été évoquée par la cour et le jury, ces derniers ont estimé qu'elle ne représentait pas une raison valable pour être invoquée comme circonstance atténuante. 

Durant toute la lecture du verdict, Steve Bakelmans s'est montré impassible et n'a exprimé aucune émotion ou réaction lorsque la sentence a été prononcée. 

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